
Ça y est je suis à Munich. Hier, je n'avais pas internet donc je n'ai pas pu expliqué mon arrivée assez mitigée du point de vue de l'organisation.
Dès le départ, le cliché sur la rigueur de l'organisation de nos voisins en prend un coup : j'arrive le jour prévu aux horaires de bureau et la chambre n'est bien sûr pas prête. On m'a par contre suggérer d'aller à l'Oktoberfest pour attendre. Finalement, je suis allée à la fac pour essayer de récupérer ma carte d'étudiant. Pour contre, à la fac, c'est un "problème informatique" qui fait que je ne peux pas avoir ma carte d'étudiant avant lundi ou mardi. La conséquence immédiate est que je ne peux pas aller à la cantine pour le moment. Au moins, j'ai fait un premier repérage du chemin pour aller de la chambre à la fac (une grosse demi-heure de marche à pieds et de métro). En passant, j'ai pu voir des façades assez surprenantes.
Au final, puisque rien n'était prêt, on est allé visiter l'Oktoberfest. A l'arrivée, il faut passer une barrière de policiers qui jettent un coup d'œil dans tous les sacs. E

nsuite, on arrive dans une grande fête foraine et un peu plus loin, d'énormes bâtiments (un par brasserie). D'ailleurs chaque brasserie a aussi un attelage devant son bâtiment avec des chevaux vraiment "habillés". Globalement, l'Oktoberfest est surtout impressionnante par sa démesure (sans oublier les tenues traditionnelles) !
Bonne surprise de la journée d'hier : la chambre. Elle n'est bien sûr pas immense mais elle a une salle de bain complète et a vraiment beaucoup de rangement et un vrai chauffage. En plus, j'ai la chance de ne pas avoir de

vis-à-vis. En effet, la chambre fait face à l'Englischer Garten. L'inconvénient est qu'il faut traverser tout le campus pour y arriver. Sinon, la mauvaise surprise était que je n'avais pas accès à internet, mais c'était juste un oubli de leur part et ça a vite été résolu. Aujourd'hui a aussi été l'occasion de réparer mes oublis, j'avais l'air fine après, à me balader à l'Oktoberfest avec du shampoing dans mon sac. Oui, je suis retournée à l'Oktoberfest avec le groupe d'étudiants étrangers de la TUM. C'était sympa, même si on a perdu des gens.
Blague à part, discuter avec les autres m'a rappelé pourquoi je fais les études que je fais. Quand j'ai entendu d'autres futurs étudiants de la TUM expliquer qu'ils veulent prolonger leurs études pour le plaisir de la vie étudiante ou d'autres raconter que presque tous les cours qu'ils suivent les saoulent, ça me fait penser que j'étudie parce que mine de rien, la transmission des informations (définition des télécoms qu'on a eu en démarrant TB) me plait et que oui, j'aime des fois passer une nuit à résoudre un truc qui s'éclaire à 4h du mat.
Anecdote du jour : ce matin, quand j'ai pris le métro, à un moment, une dizaine de Français déjà bien joyeux entrent dans le métro de façon assez bruyante. Ça ne m'a pas inquiétée plus que ça puisque, comme je comprenais ce qu'ils disaient, je savais qu'ils étaient juste un peu joyeux. La dame en face de moi me lance des regards genre "c'est quoi ces gros lourds ?!" regards qu'elle explicite peu de temps après en m'expliquant que les Français sont bruyants. Je lui réponds avec un sourire désolé "je ne peux pas dire, je suis Française." Elle me demande alors d'où je viens et conclut souriante, en sortant du métro et en me tapotant gentiment sur l'épaule, que "oui mais les gens de Strasbourg ne sont pas vraiment des Français". Sur le moment, ça fait un peu bizarre comme remarque.